Les conclusions du Rapport mondial sur le développement humain 2005
       
jeudi 22 septembre 2005


Le Rapport mondial sur le développement humain 2005 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) révèle que l’Afrique subsaharienne est l’une des régions du monde qui a le moins progressé cette année. Et cela en dépit des progrès réalisés par certains pays. Le continent occupe une fois encore les dernières places.

Par Vitraulle Mboungou

Une large majorité des pays africains occupe le bas de l’échelle dans le classement mondial 2005 sur le développement humain. C’est ce qui ressort du rapport présenté aux chefs d’Etats et de gouvernements le 7 septembre dernier par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’organisation élabore tous les ans l’indicateur du développement humain (IDH) en prenant en compte un certain nombre de facteurs dont la santé, l’éducation, les revenus des pays et en mesurant l’espérance de vie à la naissance, le taux d’alphabétisation des adultes, le taux brut de scolarisation du primaire et du supérieur et le produit intérieur brut par habitant. Le classement regroupe trois catégories : les « pays à développement humain élevé », (1-55), les « pays à développement humain moyen », (56-141) et les « pays à développement humain faible », (142-177).

Le Niger conteste sa place de dernier

Une trentaine de pays d’Afrique subsaharienne sont classés dans la dernière catégorie en dépit de la forte progression enregistrée par certains d’entre eux. Dans ce domaine, le Ghana, l’Algérie et les Comores font figure de meilleurs élèves : ils ont gagné respectivement sept, cinq et quatre places cette année. Contrairement aux Seychelles, au Swaziland et au Cameroun qui connaissent, quant à eux, la plus faible évolution. Cependant, en dépit des seize places perdues, les Seychelles arrivent en tête du classement africain. Elles occupent le 35e rang, loin derrière la Norvège qui jouit du meilleur IDH de la planète. Elles sont néanmoins le seul Etat africain à être classé dans le groupe des « pays à développement élevé ».

Le rapport note que le continent africain connaît dans l’ensemble une stagnation de son IDH par rapport à l’année dernière. Des pays comme le Burkina Faso, la Sierra Léone et le Niger n’ont pas beaucoup évolué et restent en queue du peloton. Le Niger, avant-dernier l’an passé, échange ainsi sa place avec la Sierra Léone, devenant la lanterne rouge du classement 2005. Position que le gouvernement de ce pays a vivement critiqué dès la publication de ce rapport. Il s’agit de « vieilles données qu’il faut fortement relativiser », a même affirmé le représentant résident du PNUD au Niger. Selon lui, le rapport s’est basé sur les chiffres de recensement de la population nigérienne en 2001, « seule source de données » utilisée . Le pays devrait disposer d’ici quelque temps de nouveaux éléments mis à jour et validés par les organismes internationaux pour une nouvelle base statistique, a-t-il ajouté.